Parcours atypique mais néanmoins, qui force le respect, pour Michael, ce jeune chef d’entreprise, originaire de Paris. Entrepreneur, inventif, fin gastronome, passionné de cuisine et de burgers, la galère il connait mais n’en retient toujours que les cotés positifs et constructifs. D’ailleurs, il peut compter sur le soutien des stars du rap tel Gradur ou Soprano, qui lui font confiance et soutiennent son projet. Son projet en question: Un concept original de « Night fast food », avec une carte savoureuse, fréquemment renouvelée: des burgers, des nems et des samoussas « Fait maison », des sushis, des boissons diverses et tous les week-ends, il propose des plats de la très variée cuisine africaine, le tout livré entre 22H et 5H du matin. Ne vous fiez pas à son jeune âge, il s’est fait une promesse et compte bien l’atteindre: vous régaler de ses créations. Des  ingrédients secrets y sont cachés comme la passion, le respect du travail bien fait 100% made in France.Mention spéciale pour le burger « Afrodisiak » le premier du genre avec du gingembre et des épices africaines dont il garde jalousement le secret. Ne vous privez pas non plus de déguster le  « Corn beef burger » dont la recette est protégée car totalement inédit en France.  Il se dévoile pour nous en 10 questions.

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1/ | Mika présente-toi aux lecteurs du webzine.

Michael, 32 ans, originaire de paris, issu d’un quartier populaire.

2/ Tes 1ères expériences professionnelles, raconte nous ? Comment a été ton accueil dans ce milieu ?

J’ ai commencé lorsque j’étais au collège en tant que livreur de pizza à 15 ans, j’ai voulu travailler tôt de moi même pour aider ma mère qui nous élevait seule. Ensuite j’ai enchainé les petits boulots tout en poursuivant mes études, et je me suis retrouvé à Quick. Ce fut un accueil positif, car j’y suis resté 6 ans. Cette enseigne m’a appris la rigueur, j’y ai trouvé une 2 ème famille, ce fut une expérience très constructive.

3/Qu’est ce qui a motivé́ ton désir de créer ton propre business

Dans tous les emplois que j’ai eu, j’ai pu accéder à des postes à responsabilité, et je me suis rendu compte que mon investissement n’était pas à la hauteur de mon salaire. De plus, mes idées ne pouvaient pas être mises en pratique. C’est ce qui m’a motivé à prendre mon envol!

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4/ As-tu des anecdotes à partager avec les lecteurs? Galères ? Réussites, rencontres ? etc.

Je viens d’un quartier populaire, j’ai du bosser plus que les autres pour trouver ma place, j’ai connu le racisme ordinaire à tous les niveaux. Pour exemple lorsque j’étais commercial à mon compte, une cliente que j’avais eu la veille par téléphone, qui était prête à signer, n’a pas voulu croire que j’étais la personne qu’elle avait eu au téléphone la veille. Elle s’est donc rétractée car elle était persuadée que j’étais l’homme de ménage qu’elle attendait également. Je suis reparti bredouille. Étant déterminé, j’ai contacté un ami qui est reparti et a signé le contrat. Malgré tout, j’ai fais de belles rencontres, et je ne retiens que le positif.

5/ Quelles sont tes inspirations? Tes influences de vie?

Ma 1ere inspiration, c’est ma mère, c est la première a avoir cru en moi et elle a toujours été mon moteur. Mes voyages m’ont aussi beaucoup influencé, car j ai découvert d’autres cultures, des modes de vie différents, c’est une richesse incontestable d’apprendre des autres.

6/ Entrepreneur, tu as dû faire face à de nombreuses épreuves dans tes business, comment gères-tu la pression ? Quelle est ta motivation ?

La pression, comment je la gère ? Jeune, je subissais déjà la pression. Pas facile d’allier le travail, la fatigue, l’école malgré la détermination de vouloir aider ma mère qui travaillait déjà très dur pour nous. Plus tard, après sa mort, je me suis retrouvé à la rue, j’ai connu la pression de ne pas savoir où dormir le lendemain. Mais j’ai toujours eu cette envie d’aller de l’avant, en faisant de la pression une force. Et je continue de me battre pour honorer ma mère.

7/ Quels sont tes projets, tes défis, tes rêves sur le court, moyen long terme ? 

Mon projet serait de développer la franchise MikaBurger en France et en Europe, et mon rêve serait de la développer à l’international, d’exporter le savoir-faire français notamment aux États- Unis et en Amérique du Sud afin d’espérer faire partie des meilleurs Fast- food aux cotés de McDonalds et Subway.

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8/ Te sens-tu métissé ? Si oui comment vis tu ton métissage : culturel, artistique, religieux, en France ?  


Oui, je me sens métissé, je suis né en France et j y ai grandis, mais j’ai également la culture des mes parents. Plus jeune, je ressentais que la France ne me donnait pas ma place. Avec le temps, je l’ai trouvé, et j’ai réussi à allier mes deux cultures, je prends cela comme un avantage et une force.

9/ Que conseilles-tu à ceux qui auraient envie de se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat Fast food? Quelle formation, Quels pièges à éviter, Quel état d’esprit à avoir ?

Tout d’abord de faire une étude de marché avant de se lancer, car le produit est aussi important que l’emplacement. Ensuite bien réfléchir à l’aspect marketing, qui est la pierre angulaire de toute entreprise. Les formations ne sont pas une fin en soi, avoir quelques notions tels que la pyramide de Maslow… ou s’entourer de professionnels du domaine. En France, dans la création d’entreprise, il y’a beaucoup de choses qui ne sont pas explicites, il vaut mieux être accompagné d’un avocat ou d’un bon juriste. C est pour cela que nous avons créé une structure de conseils afin d’accompagner les jeunes entrepreneurs. Dans ce domaine, il faut savoir où on va, être déterminé et ne jamais désespérer.

10/Pour finir, ton mot de la fin : donne nous de bonnes raisons de lire le webmag Le nord on dit qu’wa 

Le Nord on dit qu’wa favorise et met en avant les cultures afro caribéennes et offre une exposition pour tous les jeunes français issus des cultures africaines.

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Mika Burger, de 22 h 30 à 5 h, livraison à Lille, Faches, Wattignies, Ronchin (15 €), à Loos et Mons-en-Barœul (18 €), à La Madeleine, Villeneuve-d’Ascq et Marcq-en-Barœul (25 €) Roubaix-Tourcoing (18 €)

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